Situation critique de Monsieur Hamadi Jebali

 

Nous avons reçu à ce jour, à la Commission Arabe des Droits Humains,  une lettre adressée par Madame Wahida Jebali au sujet de son époux prisonnier politique tunisien.

Compte tenu de la mauvaise qualité du fax arrivé avec des bandes noires, nous reproduisons l'essentiel de ce qu'elle a écrit afin que le cas de son mari soit porté à la connaissance du public:

 

Je suis la femme de Hamadi JEBALI, membre du Parti Ennahdha et journaliste "Directeur du journal El-Fajer", prisonnier politique depuis 14 ans.

Il est en grève de faim depuis samedi 9 avril 2005 à cause des mauvaises conditions d’emprisonnement  à Sfax. La dernière fois, ils ont refusé de lui remettre de  la nourriture (légumes, fruits, huile d'olive, etc) disant que ce sont les nouvelles instructions de la direction de prison, tout en sachant que mon mari suit un régime spécial du fait qu'il a de graves problèmes gastriques .

J'ai vu mon mari samedi dernier le 16 avril 2005 et  rien n'a changé dans le bon sens. Sa situation a plutôt empiré. Il a beaucoup  maigri par rapport à ma dernière visite (le 9-04-2005) et présente des  tremblements. Les autorités ont nié que mon mari soit en grève de faim et ils ont même affirmé à la chaîne’’ al-Jazeera ‘’ qu'il n'est pas un prisonnier d'opinion.

Mais si  mon mari n'est pas un prisonnier d'opinion, pour  quel motif a –t-il passé 14 ans au prison en  isolement  et s'il est classé dans cette catégorie  pourquoi ne bénéficie-t-il pas  de tous ses’’ avantages’’?

 Mon mari peut bénéficier de la liberté conditionnelle "selon la loi tunisienne" surtout qu'il a passé plus de 14 ans en prison sur une période de 16 ans.

Je vous prie de nous aider à sauver la vie de mon mari, car son âge (55 ans) et  sa santé selon le médecin de prison ne lui permettent pas de reconduire une grève  de la faim (il a déjà fait une grève à la prison de Bizerte).

Je  vous serai très reconnaissante pour tous vos efforts afin qu’il retrouve  sa  famille et ses  enfants qui connaissent à peine leur père et  aspirent à vivre avec lui.

                                                                       Madame Wahida Jebali