Aubervilliers le 24 novembre 2005

Le journaliste Hamadi jebali:

 dans un état critique!!

 

 

     En grève de la faim depuis le 05 novembre, monsieur Jebali, selon sa femme a décidé de ne pas mettre fin à sa grève de la faim  avant que les autorités pénitentiaires tiennent ses promesses qu'elles avaient  promit à mainte reprise  pour lui libérer.

 

Il est utile de rappeler que la dernière grève de la faim mené par Monsieur Jebali a duré presque un mois. Il n avait pas mis fin que le 21 octobre dernier, après une promesse des autorités tunisienne pour sa libération  à l'occasion des commémorations du 7 novembre (le jour de l'arrivé  de Ben Ali au pouvoir en 1987 qui est devenu une fête nationale).

 

La reprise de la grève de la faim, par  monsieur Jebali avec cinq de ses camarades, dans la prison de El Mahdia (200 km sud de Tunis), marque un  désespoir total, en fixant  Leur objectif cette fois ci l'élargissement ou  la mort. Nous craignons fort pour leurs vies.

 

Nous considérons que les autorités tunisienne malgré la contestation de la société civile tunisienne et les organisations internationales, lors du sommé mondial de la société de l'information (SMSI), qui à eu lieu à Tunis la semaine dernière, continuent de faire la sourde oreille vis-à-vis le problème des prisonniers politiques.

 

Monsieur Jebali 56 ans,  directeur en chef du journal "El fejr" interdit depuis 1990, organe d'information du mouvement Ennahdha parti politique non reconnu.

Condamné à 16 ans et demi de prison férme, derrière les barreaux depuis 15 ans, reconnu par reporter sans frontière comme journaliste prisonniers d'opinion et qui na pas cessé de réclamer sa libération aux autorités tunisiennes (*).

 

Solidarité tunisienne exprime ses inquiétudes pour les conséquences de cette décision, de la grève illimitée, sur l'état de santé de ces prisonniers, fragilisés par des séries de grèves allongées (la quatrième durant l'année 2005 pour monsieur Jebali).

 

Solidarité tunisienne appelle les autorités tunisiennes de mettre fin à cette tragédie et  libérer tous les prisonniers politiques qu'elles continuent à nier leur existence malgré la reconnaissance internationale de ces derniers.

 

Secrétaire général

Fathi Ennaes